Le défi de l’éducation

Haïti : Le défi de l’éducation – Un déni d’éducation

Par Charles Tardieu, Ph.D.

Le National, Port-au-Prince, les 3 et 4 mai 2017

 

L’auteur Ancien ministre de l’Éducation nationale, docteur en éducation comparée et internationale de l'Université de Montréal, Charles Tardieu a également étudié aux universités Concordia et McGill. De retour en Haïti, il a travaillé comme spécialiste et analyste de systèmes éducatifs et en formation professionnelle, en encadrement et développement des collectivités territoriales. Entre 1992 et 1996, il a dirigé le projet d'élaboration du Plan national d'éducation ayant abouti en 1996 aux États généraux de l'éducation préparatoires au Plan national d'éducation et de formation (PNEF). Il a enseigné à la Faculté des sciences humaines de l'Université d'État d'Haïti, à la Faculté des sciences juridiques de Jérémie, à l'Université publique de l'Artibonite aux Gonaïves et à l'Université Quisqueya où il a mis en place et structuré la Faculté des sciences de l'éducation. Il enseigne actuellement à l’ISTEAH (Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti) où il encadre des étudiants de maitrise et de doctorat. Depuis 1983, il est éditeur de manuels scolaires pour l'École fondamentale aux Éditions Zémès, en Haïti

 

L’éditorial de Gary Victor dans Le National du 8 mars 2017[i] a soulevé, une nouvelle fois, l’épineuse question du système d’éducation haïtien. L’auteur signale à juste titre la fiévreuse attente pour la révision de notre système éducatif qui deviendra, sans nul doute, « un vrai défi pour Jovenel Moïse », comme il la été pour tous les gouvernements depuis au moins les années 1980. Avec comme toile de fond cette scène de tragicomédie grandeur nature que nous vivons tous aujourdhui, mais qui « touche à lavenir des vivants »[ii] que nous sommes et qui nautorise pas lindifférence. « Le problème est quune fois le rire tu, il y a de quoi sinquiéter, ici peut-être plus quailleurs »[iii], comme le signale si fort Lyonel Trouillot !

 

Lobservation minutieuse du « spectacle » que nous offrent les élus au Sénat et à la chambre des députés, aussi bien que les « prestations » de certains responsables nommés par le nouveau gouvernement nous porte à questionner sérieusement ce système déducation qui, pour lessentiel, est en place depuis plus de 60 ans (jallais dire : qui sévit depuis 60 ans!). Aussi, nous proposons que ces événements illustrent léchec monumental de notre système éducatif.

Depuis plusieurs décennies, sous la double pression de la demande interne déducation et lexigence planétaire de scolarisation universelle, nous avons enfanté un système éducatif monstrueux à double vitesse. Dune part, on sest évertué, à donner aux jeunes en provenance des milieux défavorisés un plus grand accès dans un sous système dont la qualité laissait à désirer de manière scandaleusement ostensible. De lautre côté, une minorité continuait à bénéficier de lautre sous système déducation, celui-là de haut niveau et de qualité internationale à leur service de tout temps.

Philipp Coombs écrivait en 1970 : « Si les systèmes denseignement traditionnels persistent dans la stratégie dexpansion simpliste qui consiste à s’agrandir sans changer de visage, ils ne feront quaccentuer leur inadaptation - déjà grave - à la société environnante, ils gaspilleront dimmenses ressources, ils exaspéreront la crise qui les étreint déjà, ils failliront à leur mission, ils mettront en danger leur propre existence et ils causeront un tort incalculable aux générations futures.»[iv] [v]

De son côté, Pierre Josué Agénor Cadet[vi] soulignait en 2009 : « Le nombre imposant de redoublants dans les écoles, les résultats catastrophiques des examens d’État, le problème de la déperdition scolaire sont autant de constats d’échec scolaire qui nous poussent à réfléchir sur ce problème et sur la nécessité de faire des propositions en vue d’y trouver une solution pour éviter le pire. Car, l’échec scolaire est sans nul doute l’échec de la société, l’échec de lavenir[vii]. »[viii]

Il faut se rendre à lévidence : la réalité du système éducatif haïtien, aujourdhui nu et exsangue, donne entièrement et dramatiquement raison à la « prophétie » de Coombs qui se réalise sous nos yeux. Ce système a créé et continuera de créer des torts incalculables à la société haïtienne, à sa culture, à son économie, à moins de bouleversements profonds et réels vers la qualité.

Pour bien comprendre la problématique et la multitude des défis auxquels nous faisons face aujourdhui, une quarantaine dannées après cette tentative de remise en question en profondeur qui sera connue sous le nom de « Réforme Bernard », nous devons jeter un regard rétrospectif sur tous les efforts entrepris depuis 1976 pour améliorer ce système éducatif.

En effet, il nest pas conforme à la réalité daffirmer, comme le fait l’éditorial du 8 mars 2017, que « la plus grande tentative dappréhender la question a été faite justement sous la présidence de René Préval », sans vouloir minimiser sa contribution effective.

Le devoir de mémoire est ce lieu doù nous devons faire émerger toutes les expériences passées susceptibles déclairer nos actions présentes et futures. Aussi, je me propose, ici, de rappeler les grands moments de laction citoyenne en faveur dun renouveau de notre système éducatif, de 1976 à 2016. Ce regard rétrospectif, mais bref, au delà des efforts récents dun gouvernement ou dun autre en particulier doit nous aider à mieux peser et cerner les blocages systématiques mis en place par les classes possédantes haïtiennes face aux efforts de scolarisation universelle et en faveur dune éducation de qualité pour tous par des secteurs importants de la société haïtienne. Il est indispensable de comprendre cette dynamique entre les forces pour ou contre une éducation de qualité pour tous, de façon à pouvoir y faire face, le temps venu.

Il faut donc commencer avec la réforme appelée Bernard des années 1979-86 qui selon les termes d’un Guy Alexandre[ix], « n’a pas été désirée par lÉtat et le gouvernement. Qui, au contraire, de diverses manières, passeront leur temps, de 1979 à 1986, à la saboter proprement de façon plus ou moins ouverte ou plus ou moins larvée, selon les moments. »[x] Ce quil convient aussi de signaler, ajoute Alexandre, cest que cette réforme est « voulue, passionnément voulue, par le ministre Bernard, portée avec enthousiasme par les techniciens de l’Institut pédagogique national (IPN) et du ministère de l’époque ; appuyée par les institutions de coopération ou dassistance internationale ». La réforme Bernard se réalise donc au sommet, sans la participation nationale qui aurait pu contrecarrer son blocage par certains dirigeants.

Il faut ensuite rappeler l’enthousiasme et la dynamique suscités par les préparatifs aux États généraux de léducation, réalisés en janvier 1996, essentiellement avec des ressources nationales et un appui mitigé de certaines agences étrangères. Pendant deux ans (dont un an passé sous embargo et régime militaire), avant de convoquer ces extraordinaires assises de lÉducation, des équipes de techniciens haïtiens avaient sillonné le territoire national conduisant un exercice approfondi dévaluation participative aboutissant à un état des lieux approfondi de léducation en Haïti. Des éducateurs haïtiens expatriés et quelques amis étrangers étaient venus prêter main forte à ce travail colossal.

Il en est sorti les importants « cahiers de charge » communaux, préparés par les acteurs et agents éducatifs locaux, et le diagnostic technique rédigé en collaboration avec une assistance expatriée. La mobilisation citoyenne et l’analyse scientifique, ont donc fourni les matériaux de base pour la réalisation des États généraux de janvier 1996. Ce même mariel devait servir à lélaboration de ce quon a appelé le PNEF (Plan national déducation et de formation). Le PNE a ainsi été re-nommé à partir de février 1996, dans un effort avéré docculter la mobilisation citoyenne et deux des principales conditions ayant favorisé cette réalisation, soit le support du Président Aristide et le fait de pouvoir faire avancer le dossier éducatif en faveur de toutes les catégories sociales du pays par la voie de la participation des concernés, les « steakholders », les populations haïtiennes de lintérieur comme de lextérieur.

L’équipe qui hérite des dossiers montés par le PNE succombe ainsi à la tendance bien connue ici, consistant à réduire au silence tout ce qui a existé avant, pour mieux s’attribuer tous les lauriers et les retombées d’un projet réussi. Se dépouillant ainsi de la richesse provenant de l’accumulation des expériences, ces décideurs se privaient du support des populations seules garantes de la réussite à long terme de toute réforme en profondeur du système éducatif.

Lors de la célébration des 10 ans des États généraux de léducation, en janvier 2006, Charles Tardieu s’interrogeait « à bon droit sur ce qui a été fait du PNE (Plan national déducation), qui se penchait avec force sur les questions daccès, de qualité et de gouvernance du système éducatif haïtien. De plus, les États généraux de léducation sinscrivaient dans la lignée des réponses d’Haïti à cet appel international en faveur de lEducation pour tous (EPT) ».[xi]

La réforme Bernard na jamais été appliquée intégralement et de nombreux témoignages attestent que les gouvernements successifs nont jamais eu lintention de le faire, ni de mettre les moyens financiers et matériels à la disposition des acteurs et agents du secteur qui pourraient et devraient le faire en coopération avec les instances étatiques nationales et locales. Aussi, 40 ans plus tard, les propositions dorganigramme ne sont toujours pas mises en œuvre en ce qui concerne les filières techniques et professionnelles, ni le cursus conduisant aux classes terminales et les curricula des classes du nouveau secondaire. Il en est de même de l’aménagement linguistique nécessaire pour donner au créole, langue maternelle, la place qu’elle doit occuper à titre de langue enseignée et denseignement, dans un contexte de droits linguistiques des populations[xii], qui ne sont pas respectés aussi bien dans les écoles privées que dans les écoles publiques sous contrôle du ministère de lÉducation.

Dans une lettre ouverte au ministre de l’Éducation d’alors Monsieur Gabriel Bien-Aimé, en avril 2008, le Dr. Marc-Antoine Louis note, que : « Des rapports, études, enquêtes, documents  recommandant à l’Exécutif les stratégies et initiatives pour accroître laccès et la qualité de l’école haïtienne et moderniser lorganisation et le fonctionnement du système éducatif national » (cf. article 2a du décret (créant la Commission du GTEF)) s’accumulent depuis des décennies et jaunissent sur les tablettes du MÉNFP. »  Il ajoute : « en 60 ans nous sommes rendus à notre quatrième réforme éducative dont la plupart ou bien se chevauchent ou bien restent inachevées (Bellegarde, 1918-1921; Dartigue, 1941-1945; Bernard, 1979-1982; PNÉF, 1994-1998). »[xiii]

Depuis 1996 le ministère de lÉducation a produit avec un assistance technique internationale prédominante plusieurs projets qui ont tous été peu ou pas mis en œuvre.  On peut citer à titre dexemples : le PNEF (Plan national déducation et de formation), le SNAEPT (Stratégie nationale déducation pour tous), lEPT (Projet éducation pour tous), la FIA (Formation initiale accélérée), le GTEF (Groupe de travail sur léducation et la formation), et son P.O. 2010-2015 (Plan opérationnel 2010-2015), le PSUGO (Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire), etc. Signalons pour les uns et pour les autres, ce dernier projet, le PSUGO, est la manifestation la plus abjecte de la pratique de lapartheid scolaire en Haïti par linstitutionnalisation de la ségrégation éducative et en formalisant lécole à deux vitesses que nous évoquons ici : une école pour la majorité et une autre pour la minorité dominante.

 

Parmi les facteurs dinapplicabilité de ces projets, on peut citer :

-     Leurs budgets difficilement accessibles à l’État haïtien en labsence dune mobilisation particulière avec des sources de revenus innovantes basées d’abord sur les ressources nationales (internes et de la diaspora) ;

-     Leur caractère extraverti faisant appel à un nombre démesuré de ressources humaines expatriées et budgétivores sans souci de préparer les compétences locales ;

-     Leur refus de former des cadres nationaux en mobilisant et en renforçant les capacités déconcentrées de formation supérieure avec les UPR (Universités publiques en régions) ;

-     Le traitement compartimenté des ordres et niveaux déducation et denseignement et le refus persistant de reconnaitre le caractère essentiellement systémique et interdépendant entre ordres et niveaux ;

-     Labsence de synergie entre les structures du ministère, le secteur privé de léducation responsable de plus de 80% de loffre scolaire et les composantes de ces projets ;

-     Le refus de reconnaitre les acquis réalisés en dépit dun environnement dominé par cette culture de léchec et de lapartheid ;

-     Labsence de volonté politique des dirigeants haïtiens notamment en matière de renforcement des capacités nationales à partir des projets de coopération ;

-     La réticence des professionnels haïtiens à accepter leurs collègues formés à létranger tel que le perçoivent, par exemple, les jeunes médecins formés à Cuba[xiv].

 

Le caractère extraverti du système déducation et laffaiblissement systématique des possibilités de son amélioration peuvent aussi se mesurer à partir de lampleur que prend, depuis quelques années (avec une accélération après 2010), la migration des étudiants de niveau universitaire, particulièrement en République Dominicaine.

En effet, la population détudiants haïtiens dans les écoles et universités dominicaines est passée denviron 12,500-15,000 en 2010 à plus de 56,000 en 2016. En estimant quune année de scolarité en République dominicaine coûte en moyenne USD 5,000 par étudiant, ceci représente un financement annuel des familles haïtiennes denviron 63 millions de USD en 2011, à plus de USD 280 millions en 2016 au système universitaire dominicain.

Evidemment la population des étudiants universitaires haïtiens en République Dominicaine et ce financement des universités dominicaines dépassent de loin celle des étudiants en Haïti et probablement le budget de toutes les universités haïtiennes réunies.

Cette tendance à former un nombre de plus en plus important de jeunes haïtiens en République Dominicaine porte Joël Léon à estimer que loccupation dHaiti par nos voisins « se fait sous nos yeux avec laide de nos élites, (…) trop occupées à régler leurs petites affaires. Nous ne nous en sommes pas rendu compte. »[xv]

Ces quelques exemples indiquent tant lampleur que la complexité des dossiers éducatifs et labsence de volonté politique qui a caractérisé la plupart de nos dirigeants face à ceux-ci. Et ceux qui ont essayé dy faire face se sont heurtés à la tendance des dirigeants de la société haïtienne à maintenir cette école de lapartheid qui fonctionne à deux grandes vitesse: les filières de léchec, pour la grande majorité des enfants et celle copiée sur loccident pour les catégories sociales économiquement favorisées. Ce type décole a pour fonction la reproduction et le maintient de léconomie de rente décrit par Fritz A. Jean[xvi].

En conclusion, on peut généraliser le constat de Guy Alexandre pour exprimer le rapport à léducation des classes dirigeantes haïtiennes durant les 40 dernières années (1976-2016) : « un sabotage de façon plus ou moins ouverte ou plus ou moins larvée selon le moment » de façon à maintenir intact ce système dapartheid éducatif précipitant plus de 80% de la population dans léchec scolaire.

Or, il est de notoriété universelle quau 3e millénaire les progrès sociaux, économiques, politiques et culturels sont directement dépendants du niveau déducation atteint par les populations, et particulièrement celui des filles et des femmes.

À la lumière de ces réflexions, on peut proposer que le défi de tout dirigeant, et du président Jovenel Moïse aujourdhui, ce serait de pouvoir démanteler cette école là, lécole de léchec pour la nation haïtienne, afin de construire celle dont nous avons besoin pour sortir notre pays de labime où il senfonce chaque jour davantage. Et à ce titre, il importe de signaler aussi dimportantes expériences scolaires susceptibles dorienter les nouvelles approches à mettre en place comme : les écoles du PIENASECO (Programme dimplantation décoles dans les sections communales), les écoles de Maten Nwa de la Gonâve, les écoles du PRONEI (Programme national d’éducation intégrée), les écoles de la Fondation PRODEV (Fondation pour le progrès et le développement), les écoles de la Fondation Paradis des Indiens des Abricots, pour ne citer que ces quelques modèles où domine la participation des bénéficiaires.

En attendant ce train dactions vigoureuses de la société haïtienne, en lieu et place des beaux discours-projets-de-réformes énoncés en sourdine ou en pompe en hauts lieux, en faveur dune école unique de qualité et sa généralisation, les paroles de Sir Ken Robinson en 2010, tombent parfaitement à propos :

«     Tous les systèmes éducatifs au monde sont en pleine réforme aujourdhui. Et ce nest pas assez. Réformer ne sert plus à rien, parce que cest simplement améliorer un modèle inopérant.

«     Ce dont nous avons besoin - et le mot a été beaucoup utilisé ces deniers jours - ce nest pas une évolution, mais ... une révolution de l’éducation[xvii].



Notes

[i] Victor, Gary (2017), « La fiévreuse attente », Edito, Le National, No. 432, Port-au-Prince, mercredi 8 mars 2017.

[ii] Trouillot, Lyonel (2017), « Il y a des gens qui », Bloc-notes, Le Nouvelliste, Port-au-Prince, 28 mars 2017, [En ligne] : http://lenouvelliste.com/article/169615/il-y-a-des-gens-qui#sthash.6ikEWxXR.dpuf.

[iii] Trouillot, L. idem.

[iv] Coombs, Philipp (1970) What is Educational Planning/Quest ce que la planification de léducation, Fundamentals of Educational Planning No.1, UNESCO/IIEP, cité par : Isabel Da Costa, Macro-Micro Planification : Des nouveaux défis pour léducation? « Les Orientations de la planification de lÉducation : Symposium en lhonneur du travail accompli par Françoise Caillods », IIPE/UNESCO, juillet 2008.

[v] Gras et soulignement dans le texte original.

[vi] Ministre de l’Éducation en Haïti depuis février 2017.

[vii] Souligné par nous.

[viii] Cadet, Pierre Josué Agénor (2009), « Comment lutter contre l’échec scolaire ? », Le Nouvelliste, 06 novembre 2009.

[ix] Guy Alexandre faisait partie des cadres hautement qualifiés de lIPN (Institut de Pédagogie Nationale) qui ont œuvré avec les Raymond Chassagne, avec passion, courage et professionnalisme à la Réforme Bernard dans les années 1979-86.

[x] Alexandre, Guy (1989), « Matériaux pour un bilan de la réforme éducative en Haïti » (1989), cité par Hugues Saint Fort, « Y a-t-il vraiment eu un « jean-claudisme ? », New York, août 2013.

[xi] Etats généraux de l’éducation/Commémoration, « Passé, présent et avenir », Le Nouvelliste, 26 janvier 2006.

[xii] Voir à ce sujet, entre autres : Robert Berrouët-Oriol, « Plaidoyer pour la création dune Secrétairerie d’État aux droits linguistiques en Haïti », Le National, 18 et 19 avril 2017, [En ligne] : http://www.lenational.org/plaidoyer-creation-dune-secretairerie-detat-aux-droits-linguistiques-deuxieme-partie/

[xiii] Louis, Marc-Antoine (2008) Le Matin, Port-au-Prince, 8 avril 2008.

[xiv] Chanel, Ives Marie (2010), Spécial pour AlterPresse, Cuba : Les étudiants haïtiens réclament une meilleure intégration et le paiement de 300 mille dollars de subvention, 3 novembre 2010.

[xv] Léon, Joël (2016), L’occupation Silencieuse d’Haïti par la République Dominicaine, Mondialisation.ca, 16 octobre 2016, [En ligne] : http://www.mondialisation.ca/loccupation-silencieuse-dhaiti-par-la-republique-dominicaine/5551391.

[xvi] Jean, Fritz A. (2014), « Haiti, la fin dune histoire économique », Les Editions de l’Université dÉtat d’Haïti, Port-au-Prince.

[xvii] Sir Ken Robinson, « Révolutionnez léducation » (2010), [En ligne] : http://download.ted.com/talks/SirKenRobinson_2010-480p-fr-ca.mp4.